Comment définir l'autonomie ?
- 3 mars 2019
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Commençons tout d’abord par cette histoire :

C’est l’histoire de quatre individus : Chacun, Quelqu’un, Quiconque et Personne.
Un travail important devait être fait et on avait demandé à Chacun de s’en occuper.
Chacun était assuré que Quelqu’un allait le faire, Quiconque aurait pu s’en occuper, mais Personne ne l’a fait.
Quelqu’un s’est emporté parce qu’il considérait que ce travail était la responsabilité de Chacun.
Chacun croyait que Quiconque pouvait le faire, mais Personne ne s’était rendu compte que Chacun ne le ferait pas.
À la fin, Chacun blâmait Quelqu’un, du fait que Personne n’avait fait ce que Quiconque aurait dû faire.
D’après vous, ces quatre personnes sont-elles autonomes ? Bien sûr que non !
Pensez un peu aux conséquences d’une telle équipe ! Elles sont nombreuses !
Que fait le responsable ?
Alors, qu’est-ce que l’autonomie ?
C’est la capacité à agir avec réflexion et en pleine connaissance des enjeux personnels, professionnels et sociaux.
Fait appel à la compétence, à la connaissance du cadre, des règles et à la capacité de faire des choix.
L’autonomie se construit. Elle est le résultat d’un processus d’évolution qui suppose une prise de conscience de soi et de son positionnement.
Pour mieux décrypter l’autonomie, il est essentiel de connaître les stades de l’autonomie (d’après Martin, Lenardt et Jarrosson).

Quelques explications s’imposent :
Premier principe : nous sommes tous passés par ces différents stades durant notre évolution professionnelle, et même plusieurs fois.
Deuxième principe : ces stades sont naturels voire indispensables pour aller vers la connaissance, puis l’autonomie.
Troisième principe : le rôle du responsable est d’accompagner les agents à passer ces stades en utilisant les nombreux outils du management.
Entrons dans chacun de ces stades :
Dépendance : La personne s’identifie à son supérieur et n’est pas capable de penser par elle-même.
Contre-dépendance : La personne remet en cause, ne comprend pas le sens collectif, peut se rebeller.
Indépendance : La personne n’est pas autonome. Elle fait preuve d’individualité et rencontre des difficultés dans son positionnement dans l’organisation.
L’interdépendance : Chacun connaît sa position, sait quand il faut faire appel à quelqu’un et à qui. Il s’agit du stade où l’identité est suffisamment forte pour que la personne n’ait plus de difficultés à poser des limites réalistes. C’est à ce stade que l’autonomie devient efficace.
Alors d’après vous, dans l’histoire, où se situent les personnes ?
Vous et votre équipe, où vous situez-vous ? Depuis combien de temps ? Que pouvez-vous engager comme actions pour développer l’autonomie de votre équipe ?
Je ne vais pas vous quitter sans vous donner une démarche pour favoriser l’interdépendance :
Comment s’y prendre ?
En identifiant le stade d’autonomie de départ
Depuis combien de temps les agents sont-ils à ce stade ?
Si c’est depuis peu, il sera plus facile d’enclencher des actions.
S’ils sont bloqués à l’un des trois premiers stades depuis un bon moment, des habitudes seront prises et vous devrez engager un processus de changement important sur le moyen terme.
En formulant clairement les attendus
En communicant sur ces attendus
En donnant du sens
En donnant l’exemple
En fixant un objectif
En responsabilisant par petit pas selon le stade d'autonomie
En vérifiant les potentialités
En faisant participer sur la démarche de progrès collectif
En délégant
En déterminant les moyens nécessaires
En élaborant un plan d’action
En accompagnant sur les étapes clés
En formant sur les attendus
En répétant les actons
En fixant des retours d’expérience
Et n’oubliez pas de féliciter sur les petites victoires à chaque étape d'évolution car l'enthousiasme est une énergie intense mais peu persistante.























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